juin 30, 2017

Pourquoi se mobiliser ?

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QUELQUES INFOS SUR L’HISTOIRE DE L’AVORTEMENT


Découvrez quelques chiffres et dates sur le droit à l’avortement avec

EN BELGIQUE
Histoire et revendications

En 1990, la Belgique vote la dépénalisation partielle du droit à l’avortement avant 12 semaines de grossesse si la femme se trouve en « situation de détresse ».

C’est le médecin Willy Peers, le pionnier de l’accouchement sans douleurs, qui s’est battu en faveur de l’accès à la contraception et à l’IVG. Ce médecin gynécologue symbolisera la lutte pour le droit à l’avortement. Il sera arrêté sur dénonciation anonyme pour avoir procédé à un avortement en 1973, un acte interdit par la loi belge de 1867.

Ce qui allait devenir « l’affaire Peers » devint l’affaire d’une vaste mobilisation du mouvement féministe et des femmes ouvrières (les travailleuses de la FN). Certains médecins sortent de la clandestinité, et des militantes ouvrent des centres pratiquant l’avortement.

La Belgique va alors fermer les yeux plutôt que d’aller à l’affrontement, ce qui va déboucher sur la décision de Roi Baudouin d’une impossibilité de règne pour justifier son refus de sanctionner la loi pendant 24h, le temps de signer la loi, qu’on appellera la « loi du compromis ».

Les forces conservatrices sont incessantes et actives depuis toujours, et c’est bien l’immobilisme autour du droit à l’avortement qui leur donne du terrain. Le parti Chrétiens-démocrates et flamands a déposé une proposition de loi plus afin d’octroyer un statut au fœtus. Cette proposition de loi est dangereuse car elle tend à culpabiliser les femmes et fragilise le choix libre et consenti.

En sortant l’IVG du Code pénal, le législateur affirmerait la capacité des femmes à faire le choix qui semble adéquat pour elles. En effet, l’accès à l’avortement reste une liberté coupable à ce jour puisque c’est au médecin de statuer sur son état de détresse, ce qui va à l’encontre de ce droit et de notre vision de la médecine.


Belgien

Geschichte und Rechte

1990 entschied Belgien, das Recht auf Abtreibung innerhalb der ersten 12 Wochen teilweise zu legalisieren, falls die Frau sich in einer seelischen Notlage befindet.

Es war Dr. Willy Peers, der Pionier für schmerzlose Geburt, der sich für Verhütung und Abtreibung einsetzte. Dieser Gynaekologe symbolisierte den Kampf um das Recht auf Abtreibung. Aufgrund einer anonymen Anklage, er habe eine Abtreibung praktiziert, wurde er 1973 verhaftet, da dies nach einem belgischen Gesetz von 1867 verboten war.

Diese sogenannte „Peers Affaire“ mobilisierte die Feministische Bewegung und die Arbeiterinnen (FN Frauen). Während einige Ärzte heimlich praktizierten, eröffneten Aktivisten Abtreibungskliniken.

Belgien entschied sich, anstatt einer Konfrontation, lieber die Augen zu schließen. König Baudouin beschloss, seine Macht für 24 Stunden abzugeben, um dieses Gesetz nicht verbieten zu müssen und so entstand das „Gesetz des Kompromisses“.

Konservative Kräfte fühlen sich weiterhin gestärkt in ihrem Widerstand gegen das Recht auf Abtreibung.

Eine flämische, christlich demokratisch nahestehende Partei, hat einen ziemlich fortgeschrittenen Vorschlag eingebracht, der einem Fetus Recht geben soll. Dieses Gesetz ist deshalb gefährlich, weil sich danach die Frauen schuldig fühlen und es die freie Wahl und Übereinstimmung schwächt.

Abtreibung aus dem Strafgesetzbuch zu streichen, würde den Frauen die Möglichkeit nehmen, selber bewusst zu entscheiden. Die Freiheit zur Abtreibung bleibt nach wie vor eine delikate Angelegenheit, da der Arzt entscheiden muss, ob sich eine Frau in einer seelischen Notlage befindet, was nicht nur gegen das gültige Gesetz verstößt, sondern auch gegen unsere Sicht der Medizin.


ABORTUS IN BELGIË

EISEN EN GESCHIEDENIS

In 1990, werd in België de wet voor het recht op abortus gestemd voor de aanvang van de 12e week zwangerschap indien de vrouw zich in een nood toestand bevond. Deze wet betekende de gedeeltelijk opheffing uit het strafrecht..

Het was de geneesheer Willy Peers, de pionier van de pijnloze bevalling, die de strijd aanbond voor de toegang tot voorbehoedsmiddelen en zwangerschapsonderbreking. Deze geneesheer gynaecoloog stond symbool voor de strijd voor het recht op abortus. Hij werd gearresteerd na een anonieme aanklacht om een abortus uitgevoerd te hebben in 1973, op dat ogenblik een strafbar feit in België door de wet van 1867.

Dit feit zou de “affaire Peers” worden, het werd eveneens een aanleiding voor een mobilisatie
georganiseerd door de feministische beweging en de werknemersvrouwen (de werkneemsters van de FN). Bepaalde dokters kwamen uit de clandestiniteit en de militanten openden centra waar abortus werd uitgevoerd.

België gaat eerder de ogen sluiten dan de confrontatie aan te gaan, hetgeen gaat uitmonden in de weigering van Koning Boudewijn om de wet te ondertekenen ,hij zal abdiceren gedurende 24 H, tijd die nodig was om de wet te ondertekenen, wet die “wet van het compromis “ genoemd werd.

Het immobilisme omtrent het recht voor abortus biedt de conservatieve krachten een terrein voor permanente activiteiten .

De CD&V (Vlaamse Christen Democratische partij) heeft een wetsvoorstel neergelegd teneinde een statuut toe te kennen voor de foetus. Dit wetsvoorstel is gevaarlijk omdat het het schuldgevoel aanwakkert en de vrije en weloverwogen keuze van de vrouwen verzwakt.

Het uit het strafwetboek halen van zwangerschapsonderbreking is voor de wetgever het bewijs dat hij de bekwaamheid van vrouwen erkent dat zij de keuze maken die het meest belangrijk is voor hun zelf. Inderdaad, de toegang tot abortus blijft een afkeurenswaardige vrijheid tot op vandaag omdat het de geneesheer is die de noodtoestand moet vaststellen, dit staat haaks op het recht en op onze visie van de geneeskunde.


EN ESPAGNE

Depuis 2010, la loi autorise l’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse et 22 semaines de grossesse en cas de malformation du fœtus.

En décembre 2013, un projet de loi est présenté pour interdire l’avortement, sauf en cas de viol ou de danger pour la santé physique ou psychique de la mère, par le gouvernement de Mariano Rajoy. Mais grâce à la grande mobilisation des femmes espagnoles, soutenues dans beaucoup d’autres pays, le projet de loi est retiré le 23 septembre 2014.

Hélas, le 9 septembre 2015, le Sénat approuve une réforme de la loi sur l’avortement interdisant aux mineures d’avorter sans consentement parental, une version assouplie d’une réforme vivement contestée par l’opposition. La chambre haute espagnole a approuvé la réforme, ce qui constitue la dernière étape formelle avant son entrée en vigueur.


EN POLOGNE

L’avortement en Pologne, pays de forte tradition catholique, n’est autorisé depuis 1993 et la chute du régime communiste que dans trois circonstances : grossesse résultant d’un acte illégal (l’avortement doit être autorisé par un juge jusqu’à la douzième semaine de grossesse), risque pour la vie ou la santé de la femme enceinte, malformation grave du fœtus. De nombreux médecins y étant opposés, il est très difficile de faire valoir son droit à l’avortement, et le nombre d’interruptions de grossesse pratiquées chaque année dans le cadre légal se limite à quelques centaines.

L’organisation Federa, qui milite pour le droit à l’avortement, estime que chaque année, entre 80 000 et 100 000 femmes polonaises choisissent de mettre un terme à leur grossesse via des avortements clandestins ou dans les pays limitrophes qui l’autorisent.

En 1994 et 1996, le parlement de centre-gauche vote par deux fois une loi libéralisant l’avortement. Mais le président de la république Lech Wałęsa y oppose son véto en 1994, et le texte est rejeté par le Tribunal constitutionnel en 1996. Lorsqu’en 2001, une majorité de gauche reprend le parlement, le nouveau Président du conseil Leszek Miller choisit de ne pas froisser l’église catholique.

Selon un projet de loi présenté le , toute femme qui avorterait ou toute personne qui pratiquerait un avortement serait passible d’une peine de cinq ans de prison. L’IVG restait autorisée uniquement en cas de menace pour la vie de la mère est en danger, ce qui ferait de la Pologne le pays le plus restrictif avec Chypre, qui l’interdit dans les textes, et Malte, où l’IVG est totalement interdite.

Cette proposition d’initiative citoyenne déposée par le comité « Stop Avortement » se heurte à une forte mobilisation populaire. Le 3 octobre, 100 000 « femmes en grève» se sont réunies à travers tout le pays, vêtues de noir, pour demander l’abandon de ce projet. Jarosław Kaczyński, président du parti majoritaire Droit et justice (PiS), finit par céder.


PETITE NOTE D’HUMOUR ENGAGÉ AVEC GUILLAUME MEURICE

Voici ce que racontent les militant-es contre l’avortement, via des sites et des lignes téléphoniques prétendûment neutres pour décourager les femmes à avorter.

Heureusement, une loi a été votée pour étendre le délit d’entrave à l’Interruption Volontaire de Grossesse à la sphère numérique, sous le coup de laquelle tombent ces sites. Mais nos adversaires ne désarment pas et multiplient les actions coups de poing de désinformation, comme celles des « Survivants », pour obtenir un jour la prohibition de l’avortement.